The Road, en route avec Thylacine !

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Thylacine est un grand voyageur. Il nous l’avait déjà prouvé il y a 3  ans à l’occasion de la sortie de son premier magnifique album « Transsiberrian« , réalisé à la faveur d’un voyage initiatique en Russie dans le train mythique Transsibérien, qui relie Moscou à Vladivostock.

Après une pause de 18 mois, Thylacine annonce une nouvelle série de 15 dates en France en février et mars 2019, dont un concert à La Cigale à Paris déjà complet en 12 jours, alors qu’il est actuellement en Argentine avec sa caravane studio mobile pensée et conçue par ses propres soins. Les préventes en province sont également très prometteuses… Un retour en force du nouveau prodige de la scène électronique française, accompagné d’un nouveau live grandiose.

Pour donner suite à «Transsiberrian», son premier album composé en 2015 à bord du train qui relie Moscou à Vladivostock, Thylacine s’est offert une caravane datée de 1972, la fameuse Airstream tout en aluminium et l’a, lui-même, magnifiquement transformée en studio d’enregistrement. Il embarque ensuite sa belle américaine sur un cargo pour la récupérer un mois plus tard à Buenos Aires. Direction la Cordillère des Andes.

Après une pause de 18 mois, cette fois-ci l’artiste Thylacine aka William Rezé pousse le bouchon encore plus loin et va jusqu’au bout de son idée en retapant avec son père une caravane datée de 1972, la fameuse Airstream tout en aluminium et l’a, lui-même, magnifiquement transformée en studio d’enregistrement mobile. Ce studio est presque écologique puisqu’il utilise l’énergie solaire. Pour les fans, on pouvait suivre cette construction cet été au travers de sa page Instagram (et c’est assez bluffant). Ce nouveau domicile roulant lui permettra d’assouvir sa passion du voyage et surtout de capter des sons inédits lors de ses futurs périples. Il embarque sa belle américaine sur un cargo pour la récupérer un mois plus tard à Buenos Aires. Direction la Cordillère des Andes. Cette envie d’une plus grande liberté de composition se retrouve forcément dans sa musique à la fois hypnotisante, puissante et émotionnelle.

Copyright Fabien Tijou
Thylacine by (c) Fabien Tijou

Thylacine revient avec le premier extrait de son nouvel album à venir, le très bien nommé « The Road », dans un clip vidéo qu’il a tourné lui même en Argentine et au Colorado, qui déroule des paysages somptueux, des montagnes à perte de vue, des paysages désertiques, les animaux dans leur élément naturel en bord de route dans une nature grandiose et luxuriante. La route, goudronnée ou en terre, par tous les temps et heures du jour et de la nuit tombante, défile sous nos yeux comme si nous étions embarqué aux côtés de Thylacine.

Immergé dans des paysages désertiques et lunaires, Thylacine a composé en solitaire dans l’intimité de son studio nomade, au milieu de canyons multicolores, de dunes de sable, de forêts de cactus géants, et de sommets enneigés une musique  électro hypnotisante que l’on imagine au fil des kilomètres de route.

On est subjugué et époustouflé à la fois ! On voit dès les premières images, Thylacine qui sous les grondements de l’orage naissant, prend son van et nous emmène avec lui en voyage. Le titre « The Road » est à la hauteur de ces images : de nouvelles sonorités entraînantes, foisonnantes, nous embarquant dans ce trip improbable mais vivifiant à l’image de ces horizons, ces nuages au long cours et ce ciel de toutes les couleurs presque enivrant. La fin du clip est assez inattendue … Comme quoi, la nature reprends ses droits !

On se dit que ce retour de Thyacine, très attendu, démarre sur les chapeaux de roues et ne devrait pas décevoir ….

Thylacine annonce une nouvelle série de 15 dates en France en février et mars 2019, dont un concert à La Cigale à Paris déjà complet en 12 jours, et un concert à l’Olympia en Mai 2019.

31/01/2019 – STRASBOURG – La Laiterie
01/02/2019 – LILLE – L’Aeronef
02/02/2019 – BRUXELLES – Le Botanique
07/02/2017 – LYON – L’Epicerie Moderne
08/02/2018 – CARPENTRAS – Kolorz Festival
09/02/2019 – TOULOUSE – Le Bikini
21/02/2019 – PARIS – La Cigale – COMPLET
28/02/2019 – RENNES – L’Etage
01/03/2019 – ANGERS – Chabada
02/03/2019 – LA ROCHELLE – La Sirene
07/03/2019 – MONTPELLIER – Le Rockstore
08/03/2019 – GRENOBLE – La Belle Electrique
09/03/2019 – CLERMONT-FERRAND – La Coopérative de Mai
15/03/2019 – ROUEN – Le 106
16/03/2019 – NANTES – Stéréolux
22/03/2019 – BORDEAUX – Krakatoa
23/05/2019 – PARIS – L’Olympia

Ecoute & téléchargement: THE ROAD

Crédits Vidéo : Direction par Thylacine, photos par Morgan Prêleur,Thylacine & Jonatan Magario, édition par Zoé Sassier, retouches couleur par Elie Akoka
Post production : Everest. Production par Intuitive Records.

Plus d’infos : Site Officiel – FacebookInstagram

Clips à la une ! Brisa Roché, Meylo, Koto & Lukas Ionesco

Parmi les clips sortis ces dernières semaines, certains m’ont accrochés non seulement les yeux mais aussi les oreilles. Voici une sélection de ces petits bijoux visuels qui sont mes coups de cœurs :

Brisa Roché – Patience

« Patience » est le second single issu du nouvel album « Father » de Brisa Roché disponible depuis Mai dernier. J’ai aimé dans ce clip la représentation en 3D, un parti pris du réalisateur du clip Phil Carron, qui s’est servi d’éléments et de photographies fournis par Brisa Roché, pour retranscrire la poésie du texte. Avec des mouvements de caméra, il montre des personnages statiques comme figés dans le temps. Brisa Roché y conte l’atmosphère très particulière d’une époque nostalgique et familière avec son père et sa compagne d’alors Patience. On comprend que ces souvenirs sont tout autant des instants joyeux que des moments sombres et que Patience est au centre de ces souvenirs comme une âme bienveillante à laquelle la chanteuse Folk rend hommage. Brisa Roché n’arrête pas de nous surprendre après le clip de 48 (dont j’ai parlé LA).

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Meylo – Lila

C’est l’histoire d’une jeune femme de 23 ans, autodidacte dans l’apprentissage de la musique, qui compose et écrit elle-même ses mélodies et ses textes, mêlant toutes ses influences musicales entre elles, que ce soit la pop, le reggae, le hip hop, ou la musique soul. Aujourd’hui, Meylo nous présente Lila, une composition originale que l’on retrouvera sur son premier EP qui sortira en 2019 (label Underdog Records). Elle travaille désormais en binôme avec Vanupié, producteur avec lequel elle met en forme et en sons ses idées, et arrange sa musique. J’aime cette ballade remplie de douceur, apaisante où la pureté est reine et qui laisse entre-apercevoir la profondeur des textes de Meylo. Je suis surtout subjugué par la voix de velours, sensuelle et la bienveillance de Meylo, dans la peau de Lila pour le temps d’une chanson dans ce clip à la sobriété déconcertante.

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Koto – Restless Heart

Raphaël Gouvy, est un jeune auteur-compositeur qui après plusieurs années passées à voyager, a posé ses valises dans le Finistère pour y composer. Sous le nom japonisant de KOTO, il a sorti en juin dernier un premier EP du même nom (Believe/l’Orienartist). KOTO s’inscrit dans une veine musicale résolument anglo-saxonne nourrie des mélodies de Bob Dylan ou de Nick Drake. La réalisatrice du clip Clémence Demesme (L’Impératrice, Tess) a choisi de mettre en images la chanson « Restless Heart » au travers d’une histoire d’amour fraternel, comme une ouverture sur le journal intime d’un frère et de sa sœur qui se remémorent les souvenirs de jadis, les temps heureux, et les éclats de rires lointains. La force du clip est de retranscrire cette émotion palpable, dans deux espaces temporels entre la nostalgie d’hier et un présent résigné, qu’un mouvement de mains, un sourire pourrait faire renaître. La voix singulière de KOTO, folkeuse en diable, toute en nuances me donne l’envie de fredonner et souligne avec délicatesse cette réflexion douloureuse sur le temps qui passe. Je n’aime pas j’adore.

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Lukas Ionesco – Burning Inside

Lukas Ionesco a un sacré pedigree. Fils de la réalisatrice et actrice française Eva Ionesco et le petit-fils de la célèbre photographe Irina Ionesco, ce jeune homme multi-casquettes est à la fois mannequin, comédien et musicien. Il a fait ses premiers pas d’acteur dans l’un des films les plus controversés du réalisateur américain Larry Clark  « The Smell of Us » en 2014. Pourtant, Lukas Ionesco ne se définit pas comme acteur mais avant tout comme un musicien. D’abord dans le groupe grunge Diaperpin en 2013, puis maintenant, en composant lui-même de nouveaux titres dans une veine folk lo-fi enregistrés à New York. Son premier projet solo prendra forme avec un premier E.P à venir, « Paris Texas ». Après le titre « Sold My life »,  « Burning Inside » est le deuxième extrait de cet E.P. Lukas Ionesco poursuit sa route, entre cinéma et musique : il a tourné dans « Jessica Forever » (sortie prochainement) puis sous la direction de sa mère (Eva Ionesco) « Une jeunesse dorée » (sortie Janvier 2019). Il y interprète le premier rôle aux côtés d’Isabelle Huppert.

Le clip de Burning Inside a été tourné avec les images que Lukas Ionesco a filmé avec sa caméra DV au cours de l’enregistrement du disque. Sur le papier, Burning Inside raconte l’histoire d’un garçon perdu qui cherche sa place dans le monde. Mais en creusant, on s’aperçoit que Lukas Ionesco parle de fêlures profondes derrière un visage désabusé.

« I think i’m an alien, no one understands… I’m not a boy, not a girl… ».

Ce garçon perdu s’inspire beaucoup de sa personnalité marginale, son allure androgyne, sa gueule d’ange et son look indie grunge débraillé et coloré. J’aime beaucoup son côté charismatique, sa moue boudeuse, son jeu de comédien qui ne se prend pas au sérieux. Il assume de ne pas avoir une image lisse et propre sur lui, ce qui ne l’empêche pas d’avoir un joli grain de voix et d’interpréter une chanson pop-folk de très bonne facture. J’attends la suite avec impatience.

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48 de Brisa Roché

Brisa Roché Mai 2018

Tout juste après la parution de son sixième albumBrisa Roché dévoile un clip vidéo, le titre « 48″ extrait de son nouvel opus, « Father » (Wagram/ BlackAsh).

Father album Brisa Roché

Excusez du peu, mais le clip a été réalisé par John Parish, le producteur de Pj Harvey. Ce clip est à l’image de cet album, une pépite Folk, dans laquelle l’Américaine Brisa Roché signe des ambiances crépusculaires et fantomatiques.  Il est rempli de représentations visuelles issues de l’imaginaire de l’américaine.

Elle y affronte son passé, encore vivace dans son esprit, à l’image de ce fantôme sans visage, qui l’accompagne dans ses rêveries, puis devient palpable et  obsessionnel. Elle y traduit sa course éperdue après la disparition d’un être cher, la tristesse, le manque, son absence contrastant avec sa présence fantomatique puis finalement le lacher prise.

On se pose la question de savoir s’il ne s’agit pas finalement de ce père qu’elle évoque dans son nouvel album Father. De cet amour immense, impossible, la fascination que la chanteuse a éprouvé pour son père. Tout le monde d’une certaine façon, pourrait presque s’y reconnaître.

Reste un clip vidéo qui accompagne admirablement les paroles de cette chanson, dans laquelle on redécouvre une chanteuse vulnérable et habitée par ses souvenirs.

Brisa Roché sera bientôt en tournée et le 3 octobre au Café de la Danse à Paris.

Plus d’infos : FACEBOOK / SITE OFFICIEL

Revoir et relire nos articles sur Brisa Roché.