NOUVELLE VILLE PAR FRANCOIS-HENRI

Ca fait plus d’un an que je n’avais plus retrouvé ce feu sacré, cette envie si prégnante de succomber aux sirènes d’une musique qui ferait chavirer mon cœur et mes sens. Je dis bien, j’avais. Jusqu’à ce soir où affalée devant mon écran, les notes d’un piano blanc ont ravivé petit à petit mon palpitant et m’ont extrait de cette torpeur immonde qui m’avait noyée pendant des mois sans pouvoir bouger une oreille. Le déclic est venu de cette phrase : « je pense qu’il est temps de ne plus chercher des excuses ». A priori cet artiste n’a rien de ce que j’écoute habituellement, mais il a réveillé en moi  quelque chose qui me donne à nouveau l’envie d’avoir envie et d’envisager la vie différemment. Il a aussi ravivé des souvenirs enfouis qui au lieu de me faire pleurer, m’ont bouleversé. J’ai pris mon courage à deux oreilles pour aller plus loin et écouter ce que cet artiste avait à dire et à chanter et j’ai adoré. TOUT.

François-Henri dénote. Son EP « Nouvelle Ville » déboite. En six chansons, François-Henri arrive à m’embarquer dans un univers musical si familier, et si nouveau à la fois. Six compositions pour glisser avec délectation sur ces mélodies entêtantes et indélébiles  et trouver à ses textes des résonnances si organiques et intimes.

François-Henri est un artiste qui s’est cherché sans le savoir depuis plusieurs années. Après une jeunesse bien établie au Luxembourg dans la cité grand-ducale, il se glisse naturellement dans le moule qui lui était destiné au sortir d’une école de management. Jusqu’en 2015, il endosse le job  de dirigeant parisien de start-up super dynamique où le sens des affaires aurait dû lui procurer un sens à sa vie. Sauf qu’un piano dans une chambre peut ouvrir les yeux et donner envie de tout plaquer pour être musicien. Entre 2015 et 2017, François-Henri sévit d’abord dans l’univers electro du groupe Aglaska où il commet notamment Orion sur l’EP « Imaginaires de la Catastrophe » et avec lequel il fait quelques scènes parisiennes et des petits festivals.

La rencontre avec Baptiste Dedeyan, du label indé Tigrane Records, va changer la donne. Pendant 3 ans, ils vont développer ensemble « son » projet. En 2018, tout bascule : il attire l’attention du tourneur Auguri  (AngèleJainPhilippe Katerine) en jouant ses compositions à Paris (les Trois Baudets), et il se produit en première partie d’artistes comme Julien Doré  et  Marc Lavoine.

Pour construire son projet personnel, il fait appel au producteur Marlon B. (BrigitteJuliette ArmanetMatthieu Chédid) à qui il confie la réalisation et les arrangements de ses chansons, et à Séverin  l’écriture. Marlon B. est aussi un mentor, qu’il accompagne au piano auprès d’autres artistes. Comme le dernier album de Julien Clerc, « Terrien », sur lesquels il a fait les claviers.

Marlon B.

Si l’année 2021 est celle du déconfinement pour beaucoup, pour François-Henri, c’est la concrétisation de son projet par la sortie de son  EP « Nouvelle Ville » le 18 juin dernier, après la publication de 3 singles. Désigné Artiste France Bleu « Révélation 2020/2021 », François Henri décide d’affirmer ses choix et d’illustrer ses influences musicales (Serge Gainsbourg, Véronique Sanson) dans cet opus où il assume enfin de changer de vie pour un champ des possibles dans la musique avec un grand M et la chanson française en particulier.

A l’orée de la nouvelle garde de la chanson française que sont  Clara Luciani et Juliette Armanet qui embrassent l’héritage des Françoise Hardy, William Sheller, Michel Berger et consorts, François-Henri est leur pendant au masculin. Il interprète au travers de ses 6 chansons, son amour viscéral aux mélodies des années 80 incarnées par ses pygmalions. Comme eux, il est à la fois  chanteur, compositeur, pianiste et interprète avec le piano pour fil conducteur. Il glisse ses pas dans une sensibilité rémanente, décomplexée, mélancolique et dansante en adoptant les intros pianistiques et les rythmes groovy et entraînants de ses ainés. Il y mêle les sons de synthés ou d’envolées symphoniques comme un lien invisible avec ses contemporains.

La filiation naturelle avec Michel Berger et Véronique Sanson est bien présente, non pas comme une ombre dérangeante mais comme des parents spirituels auxquels il rend hommage et reprend la suite comme une évidence. Il suffit d’écouter l’EP et en parallèle les chansons comme «  Prince des Villes », « Ca balance pas mal à Paris », « Mon piano danse », « Vancouver », pour s’en rendre compte. En fermant les yeux, sa voix perchée aux accents Bergerien et aux petits cris Chédidiens fait frissonner comme une réminiscence d’un passé musical désiré et sublimé.

Côté texte, François-Henri délivre une intimité surprenante à qui veut bien la décrypter. D’abord   la furieuse envie d’en sortir et le changement de vie assumé sans regrets dans  « Nouvelle Ville », que tout ce qui brille n’est pas la vraie vie et le refus des codes  dans « Bombay Sapphire », le souvenir triste et mélancolique d’une déception amoureuse et de ses promesses mensongères dans « Nos Initiales » , les affres de l’insomnie symptomatique d’une rupture amoureuse  obsédante dans « Nuit Blanche », et enfin et surtout, sa fuite en avant cathartique d’exilé de sa forteresse Luxembourgeoise  dans « Gibraltar ».

A 28 ans, François-Henri veut que sa musique marque les esprits : il adopte une identité visuelle très marquée dans  un espace sophistiqué et intemporel dans ses vidéos. Il joue dans des décors esthétisants et épurés où l’on ne distingue que son costume aux couleurs pastels, son look impeccable et son brushing indémodable, accroché à son piano blanc omniprésent  comme un cœur palpitant. Autant de tableaux cinématographiques intimes qui correspondent en miroir aux six chansons sensibles et vibrantes de François-Henri.

Cet artiste  aux mille nuances exprime à la fois un grain de folie energique, une mélancolie touchante, un imaginaire musical fantasmé et une dimension artistique chatoyante dans son opus Nouvelle Ville. Ce qui le définit vraiment, c’est son piano. Quand il performe en live, son instrument est le prolongement naturel de ses doigts, de son bras, de son être. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir cette symbiose avec le clavier, qui le transforme, annihile sa timidité naturelle, qui le transporte et le fait tenir debout.

Pour découvrir l’univers de François-Henri, vous avez le choix :

  • En entretien sur Tsugi Radio, dans lequel il parle de la genèse de sa musique, de son parcours musical, ses influences musicales et bien sûr de la scène et de ses futurs concerts. Le podcast est à écouter ICI.
  1. Nouvelle Ville
  2. Bombay Sapphire
  3. Nos initiales
  4. Parler à personne
  5. Nuit Blanche
  6. Gibraltar
  • Sur l’écran de télévision, dans l’émission « The Artist » animé par Nagui sur France 2 le Vendredi à 22h40 , dans laquelle il a interprété Nouvelle Ville. Vous pourrez voter pour soutenir sa musique en direct (sur la page Instagram The Artist).

Bref, vous n’aurez aucune excuse pour ne pas succomber à la musique de François-Henri !

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