Clips à la Une ! Jim Rosemberg, Jean-Baptiste Soulard et Tiger & The Homertons

En ces temps de froid polaire ou pluvieux au choix, rien de mieux que de se lover chez soi, une boisson chaude à la main, pour écouter de la musique et mieux encore avec les images. Mes clips coups de coeur du moment reflète un peu cette apesanteur éphémère, cette bulle bienfaisante, des chansons douces mais qui brossent dans le sens du poil mais qui n’en restent pas moins profondes et nécessaires.

Je commence par Jean-Baptiste Soulard et son clip « Grand Baïkal » réalisé par le talentueux Romain Winkler (Etienne Daho, Odezenne..). Son nom ne vous dit peut être rien. Pourtant Jean-Baptiste Soulard est le co-fondateur et guitariste de Palatine mais également guitariste pour la chanteuse Israélienne Roni Alter et la délicieuse chanteuse Mariama. Il publie bientôt ce 28 février « Le Silence et l’Eau », un disque solo, sorte de concept album folk, inspiré par le livre « Dans Les Forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson. Il a invité dessus pas mal de monde pour l’accompagner, comme les chanteurs JP Nataf, le Blick Bassy, la chanteuse Luciole, l’acteur et réalisateur Raphaël Personnaz, et pour le premier clip qui vient de sortir, Grand Baïkal, la jeune chanteuse Bessa.

Jean-Baptiste Soulard

Nick Drake, Leonard Cohen ou plus proche de nous, Sufjan Stevens font partie des inspirations de cet artiste singulier, musicien accompli et touche à tout. Il y a deux ans, il a effectué un travail de relecture de l’oeuvre de Sylvain Tesson qui se retrouve dans ce clip Le Silence et l’Eau. Jean-Baptiste Soulard propose un voyage personnel, une écriture introspective de cette œuvre, qui déambule dans l’univers des Forêts de Sibérie. En filigrane, on marche, on ressent, on touche du bout des doigts et de sa tête un paysage lointain, une nappe d’eau, une étendue de sable, l’immensité de la neige qui s’éparpille, ses montagnes enneigées qui défient la grandeur des grand ensembles.

On se prend à rêver et à devenir le partenaire privilégié de cette promenade qui court dans tous les sens. La voix de Jean-Baptiste Soulard et ses mots sont autant de douceur, d’accroches inattendues dans cet univers fantasmé entre rêverie et désirs. La voix de Bessa, et le violoncelle viennent enrober délicatement cette chanson sans prétention que celle de nous faire sentir bien. En quelque sorte, une bonne façon de s’évader à moindre frais mais toujours avec poésie. On se prendrait même à rêver d’atteindre ce grand lac Baïkal….

Facebook : facebook.com/pg/lesilenceetleau/ Instagram : instagram.com/jbsoulard_musique/

Le prochain concert : Jeudi 9 avril au Café de la Danse à Paris. La réservation est ouverte. L’album « Le Silence et l’Eau » sera publié le 28 février.

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On poursuit dans le voyage imaginaire avec Tiger & The Homertons et son clip « Follow You ». C’est un vrai coup de coeur que je partage avec vous.

Le chanteur, guitariste, compositeur Tiger (Tigrane Finkel) à l’origine du projet anciennement baptisé Tiger and the Light Side, s’est illustré avec plusieurs singles. Depuis sa majorité, Tiger voyage à la rencontre de nouveaux paysages et de nouvelles cultures. Tous les kilomètres qu’il a parcourus ont nourri sa fibre artistique et ont laissé des souvenirs et des cahiers remplis de paroles et de mélodies. Après un tourbillon de concerts, de projets et de voyages, il se pose à Londres pendant un an, en étudiant à la London Music School.  Il y rencontre ses futurs acolytes : Celia Kleindienst (native d’Autriche) pianiste et chanteuse, le bassiste et ingénieur du son Fabio Gentilin (natif d’Italie) à Homerton High Street. Puis le trio original s’est enrichi de nouveaux membres à l’été 2019 avec le guitariste et compositeur gréco-américain Anthony Vamvakas (ex- du groupe Magic Rocks) et le batteur français Thomas Kerbrat qui les ont rejoint à l’issue d’une vaste tournée entre la France, le Royaume-Uni et le Portugal en 2019. C’est tout naturellement que le projet initial se transforme en groupe renommé «Tiger and The Homertons » avec les nouveaux membres.

Tiger & The Homertons

« C’est un voyage qui alterne les ballades rêveuses et intemporelles. Des harmonies réconfortantes, mélancoliques, de la fin de l’été au milieu de l’automne émanent de la douceur des harmonies, en équilibre parfait avec la puissance et les mélodies de la guitare électrique ».

Tiger, c’est surtout des sonorités Folk, nourries par des influences musicales fortes, celle de la musique de Neil Young et de Tracy Chapman, entre autres. Avec sa guitare, le besoin d’écrire et d’exprimer ses propres idées à travers des mots et des mélodies s’est fait naturellement. Le groupe a publié en Novembre dernier un nouvel EP « Shadow In The Dark », aux accents Indie/Folk/Rock avec quatre nouvelles chansons intemporelles dans la lignée d’artistes comme Angus & Julia Stone ou encore Fleetwood Mac. Un premier album est maintenant prêt et sur le point d’être enregistré au printemps 2020.

Mise à jour le 19.02.2020 : Tiger a publié sur Facebook qu’une partie de l’album serait financée par son public via la plateforme Ulule. Si vous le souhaitez vous pouvez contribuer sur ce lien : ulule.com/tiger-the-homertons

Avec le clip »Follow You » délicieusement vintage en Noir et Blanc, on est au cœur de la douceur de l’acoustique, de mélodies délicates et de ballade rêveuse. On se laisse porter au travers de paysages inconnus, évoquant des couleurs d’un couché de soleil de fin d’été. Cette musique folk d’aujourd’hui conjugue la sensibilité musicale de Tiger, les sublimes harmonies vocales dans une atmosphère mélancolique à la fois intimiste et réconfortante. On reste séduit par la qualité et la douceur  des sonorités lo-fi folk.

Vous avez de la chance, car le groupe sera de passage en tournée en France en Avril Mai (dates à découvrir sur leur site officiel ICI) dont deux dates à Paris.

Site Officiel : https://www.tigerandthehomertons.com/

Le prochain concert : le Jeudi 2 avril au Jazz Club Etoile et le Samedi 16 mai au Bus Palladium à Paris. La réservation est ouverte.

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Vers le Nord est le premier clip en noir et blanc, réalisé par Jim Rosemberg en tant qu’artiste solo, et le premier extrait du premier EP de Jim Rosemberg à venir en 2020. Il a été enregistré et mixé par Nicolas Charlier au studio Maverick.

Jim Rosemberg est un auteur compositeur interprète qui a eu déjà plusieurs vies, le plus éponyme étant sa participation en tant que chanteur et guitariste du groupe rock Balinger. Jusqu’à présent, il avait fait le choix de chanter principalement en anglais avec quelques incursions très limitées en français. Cette fois-ci, en tant que chanteur solo, il se décide à passer le pas et à explorer les chansons en français. Il s’ouvre à ce que l’on appelle communément la chanson à texte, à la fois poétique et mélancolique, avec une vraie touche de modernité. Ce texte « Vers le Nord » relate un destin endormi, d’une personne enfermée dans une tour d’ivoire, retenue par son passé, qui peine a sortir de sa torpeur pour regarder vers le lointain, ce Nord où les hommes migrent comme vers un espace de liberté. Ce qui interpelle, c’est à la fois le choix des ambiances, la personnalité d’Anh Wisle dans ce clip et surtout le texte en français interprété par Jim.

Jim Rosemberg

Cette histoire est sublimement portée dans le clip, à la fois par le choix, la « couleur » des ambiances et le charisme énigmatique du personnage incarné par Anh Wisle. Jim Rosemberg est photographe professionnel (dans la mode et les voyages). On sent qu’il a pris un soin particulier à soigner l’image et à « habiller » son texte dans une version sépia grise qui n’affirme ni noir ni blanc. Le clip ne permet pas de se situer d’un point de vue temporel, comme une zone d’incertitudes, incarnée au début du clip, par la lenteur des images représentant les stigmates du temps qui passe.

On est aussi subjugué par la beauté énigmatique d’Anh Wisle, qui est à la ville une mannequin tatouée reconnue (elle pose pour des portraits, et est passionnée de nature), et dans la vie, l’amie de Jim. Elle incarne avec finesse et retenue à la fois la solitude, la mélancolie et ce désir de voir au-delà de sa fenêtre. Elle a des gestes nonchalants, un regard qui se perd dans le vide. Les jeux d’ombre et de lumière, la symbolique des mains sont autant de signes qui lui donne un peu de relief comme une évasion vers cette nature qui l’appelle, ou ce vent dans les cheveux et les plis de sa jupe. La musique accentue ces effets, entre le rythme qui fait penser au battement du cœur, les chœurs tout en litanie et le son de la guitare enveloppante.

Pour un premier clip, Jim Rosemberg dévoile d’autres facettes de sa personnalité artistique que l’on connaissait moins. Je suis épatée à la fois par sa composition (qui est dans la droite lignée du titre Ghost avec Balinger) en français, son interprétation vigoureuse et grave à la fois, et la transposition d’un univers visuel artistique très introspectif, d’une beauté rare et très personnel. Une belle façon d’annoncer son prochain EP à paraître qui on l’espère continuera à tracer dans ces chansons à texte qu’on aime tant.

Facebook : facebook.com/Jim-Rosemberg / Instagram : instagram.com/jimrosemberg

Le prochain concert : Jim Rosemberg sera en première partie du concert d’Emily Jane White le Mercredi 26 février à la Cave d’Argenteuil (proche de Paris par Saint Lazare). La réservation est ouverte.

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Catégories :Echos, Topo-Clip

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