Clips à la une ! Brisa Roché, Meylo, Koto & Lukas Ionesco

Parmi les clips sortis ces dernières semaines, certains m’ont accrochés non seulement les yeux mais aussi les oreilles. Voici une sélection de ces petits bijoux visuels qui sont mes coups de cœurs :

Brisa Roché – Patience

« Patience » est le second single issu du nouvel album « Father » de Brisa Roché disponible depuis Mai dernier. J’ai aimé dans ce clip la représentation en 3D, un parti pris du réalisateur du clip Phil Carron, qui s’est servi d’éléments et de photographies fournis par Brisa Roché, pour retranscrire la poésie du texte. Avec des mouvements de caméra, il montre des personnages statiques comme figés dans le temps. Brisa Roché y conte l’atmosphère très particulière d’une époque nostalgique et familière avec son père et sa compagne d’alors Patience. On comprend que ces souvenirs sont tout autant des instants joyeux que des moments sombres et que Patience est au centre de ces souvenirs comme une âme bienveillante à laquelle la chanteuse Folk rend hommage. Brisa Roché n’arrête pas de nous surprendre après le clip de 48 (dont j’ai parlé LA).

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Meylo – Lila

C’est l’histoire d’une jeune femme de 23 ans, autodidacte dans l’apprentissage de la musique, qui compose et écrit elle-même ses mélodies et ses textes, mêlant toutes ses influences musicales entre elles, que ce soit la pop, le reggae, le hip hop, ou la musique soul. Aujourd’hui, Meylo nous présente Lila, une composition originale que l’on retrouvera sur son premier EP qui sortira en 2019 (label Underdog Records). Elle travaille désormais en binôme avec Vanupié, producteur avec lequel elle met en forme et en sons ses idées, et arrange sa musique. J’aime cette ballade remplie de douceur, apaisante où la pureté est reine et qui laisse entre-apercevoir la profondeur des textes de Meylo. Je suis surtout subjugué par la voix de velours, sensuelle et la bienveillance de Meylo, dans la peau de Lila pour le temps d’une chanson dans ce clip à la sobriété déconcertante.

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Koto – Restless Heart

Raphaël Gouvy, est un jeune auteur-compositeur qui après plusieurs années passées à voyager, a posé ses valises dans le Finistère pour y composer. Sous le nom japonisant de KOTO, il a sorti en juin dernier un premier EP du même nom (Believe/l’Orienartist). KOTO s’inscrit dans une veine musicale résolument anglo-saxonne nourrie des mélodies de Bob Dylan ou de Nick Drake. La réalisatrice du clip Clémence Demesme (L’Impératrice, Tess) a choisi de mettre en images la chanson « Restless Heart » au travers d’une histoire d’amour fraternel, comme une ouverture sur le journal intime d’un frère et de sa sœur qui se remémorent les souvenirs de jadis, les temps heureux, et les éclats de rires lointains. La force du clip est de retranscrire cette émotion palpable, dans deux espaces temporels entre la nostalgie d’hier et un présent résigné, qu’un mouvement de mains, un sourire pourrait faire renaître. La voix singulière de KOTO, folkeuse en diable, toute en nuances me donne l’envie de fredonner et souligne avec délicatesse cette réflexion douloureuse sur le temps qui passe. Je n’aime pas j’adore.

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Lukas Ionesco – Burning Inside

Lukas Ionesco a un sacré pedigree. Fils de la réalisatrice et actrice française Eva Ionesco et le petit-fils de la célèbre photographe Irina Ionesco, ce jeune homme multi-casquettes est à la fois mannequin, comédien et musicien. Il a fait ses premiers pas d’acteur dans l’un des films les plus controversés du réalisateur américain Larry Clark  « The Smell of Us » en 2014. Pourtant, Lukas Ionesco ne se définit pas comme acteur mais avant tout comme un musicien. D’abord dans le groupe grunge Diaperpin en 2013, puis maintenant, en composant lui-même de nouveaux titres dans une veine folk lo-fi enregistrés à New York. Son premier projet solo prendra forme avec un premier E.P à venir, « Paris Texas ». Après le titre « Sold My life »,  « Burning Inside » est le deuxième extrait de cet E.P. Lukas Ionesco poursuit sa route, entre cinéma et musique : il a tourné dans « Jessica Forever » (sortie prochainement) puis sous la direction de sa mère (Eva Ionesco) « Une jeunesse dorée » (sortie Janvier 2019). Il y interprète le premier rôle aux côtés d’Isabelle Huppert.

Le clip de Burning Inside a été tourné avec les images que Lukas Ionesco a filmé avec sa caméra DV au cours de l’enregistrement du disque. Sur le papier, Burning Inside raconte l’histoire d’un garçon perdu qui cherche sa place dans le monde. Mais en creusant, on s’aperçoit que Lukas Ionesco parle de fêlures profondes derrière un visage désabusé.

« I think i’m an alien, no one understands… I’m not a boy, not a girl… ».

Ce garçon perdu s’inspire beaucoup de sa personnalité marginale, son allure androgyne, sa gueule d’ange et son look indie grunge débraillé et coloré. J’aime beaucoup son côté charismatique, sa moue boudeuse, son jeu de comédien qui ne se prend pas au sérieux. Il assume de ne pas avoir une image lisse et propre sur lui, ce qui ne l’empêche pas d’avoir un joli grain de voix et d’interpréter une chanson pop-folk de très bonne facture. J’attends la suite avec impatience.

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